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Refondation de l’école : de la parole aux actes ?

Communiqué du secrétariat régional Champagne Ardenne du Snetap-FSU

mercredi 5 septembre 2012

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Selon les assurances du Ministre données en ce jour de rentrée aux personnels, l’enseignement agricole « composante singulière du système éducatif français » serait « pleinement associé au projet de refondation de l’école ».

Or, entre le message de rentrée du Ministre et la volonté d’associer les personnels de l’EAP EAP Enseignement Agricole Public
ou
Emploi d’avenir professeur
à la large concertation organisée à l’Éducation Nationale, force est de constater qu’en réalité l’administration de l’EA n’a pas souhaité y prendre toute sa part .
En effet, comment comprendre que des réunions de concertation soient organisées dans les départements de la région, y compris pour l’une d’entre-elle sur le site d’un lycée agricole, sans que la DRAAF DRAAF Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt n’ait envisagé de coorganiser cette concertation dans un projet de refondation de l’école où l’EAP serait pleinement associé ?

Comment interpréter cette tenue à l’écart des chefs d’établissement de l’enseignement agricole et de l’absence de lien établi entre la demande de réservation d’une salle de réunion et de son objet ?

Cela ne traduit-il pas l’indigence administrative et ou politique de la tutelle du Ministère de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt sur l’Enseignement Agricole à mener la concertation avec ceux qui sur le terrain donnent une réalité à cette « composante singulière du système éducatif français » ?
Il ne sera plus possible dorénavant d’évoquer, comme par le passé, des réformes qu’on a laissées se faire volontairement alors même que leur transposition à l’enseignement agricole s’est traduite par un zèle particulier appuyé tant par les représentants de la profession que ceux des fédérations du privé.

Peut être y a t-il dans cette absence évidente de volonté de concertation, une prise de position singulière à l’égard de l’enseignement privé afin de « ne pas ré-ouvrir » comme l’affirme le Ministre « une guerre scolaire » ?

Rethel, le 04 septembre 2012