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Carte scolaire rentrée 2010 : Un feu de paille sous fond de contre performance

jeudi 14 octobre 2010

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  • Une conduite irresponsable de la carte scolaire

Dans un monde qui ne jure que par les indicateurs de performance, le contrôle de gestion au jour le jour et au centime prêt et autres ignominies de la budgétisation financiarisée, c’est à une bien piètre performance à laquelle se prête la DGER DGER Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche , en ne rendant public sa carte scolaire rentrée 2010 que près de 2 mois après celle-ci et pas moins de 8 mois après que les recteurs de l’Education Nationale ne les aient rendu dans leur académie.

Ce retard tout à fait délibéré, trouve son origine dans une gestion spécifique et dépendante des autres politiques du ministère de l’agriculture.

Le Snetap-FSU FSU Fédération Syndicale Unitaire déplore depuis la gestion généralisée aux DRAAF DRAAF Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt « des évolutions des structures » en 2007, une publication de plus en plus tardive de la carte scolaire. L’administration (DRAAF, Secrétariat Général et DGER) entend par ce retard de la publication de la carte scolaire, se préserver le plus longtemps possible, des marges de man½uvre dans l’exécution budgétaire de l’année en cours. La gestion des emplois demeurés fongibles entre les différentes missions du MAAP MAAP Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche , se prête tout à fait à ce type d’exercice.

Or, la responsabilité de l’autorité académique étant une fonction à part entière, le Snetap-FSU juge cette posture strictement gestionnaire des DRAAF, extrêmement irresponsable au regard de l’obligation à porter dés février, l’information d’une carte scolaire arrêtée auprès des élèves et des familles entrant sur cette période de l’année dans un processus d’orientation.

S’il semble que la DGER soit devenue enfin réceptive à cette préoccupation à mettre l’intérêt de l’élève avant toute autre considération, il nous appartient à tous dans les établissements, dans les instances régionale et nationale à faire en sorte que cette prise de conscience, se traduise par une publication de la carte scolaire conforme avec les attentes des usagers.

  • Un résultat positif à nuancer !

Le solde des ouvertures et fermetures en équivalent classes [1] se traduit pour l’EAP EAP Enseignement Agricole Public
ou
Emploi d’avenir professeur
, par un bilan positif de + 94 classes entre les fermetures et les ouvertures.

Il tient au rétablissement de 50 emplois obtenus par le Snetap-FSU pour la rentrée 2010 faisant suite à l’action blocage des centres d’examen et à la cinquantaine d’emplois relatifs à l’affectation des stagiaires en établissement l’année de leur concours.

Cependant, c’est encore l’enseignement agricole privé « qui empoche la mise », puisque sur les 273,5 classes ouvertes à la rentrée 2010, il en ouvre pas moins de 179 classes supplémentaires.

Présentation des évolutions
Présentation faite par le bureau des projets et de l’organisation des établissements de la DGER au CNEA du 7 octobre 2010
  • pour le service public,

Les ouvertures de filière en 3 ans du bac pro en remplacement de BEPA BEPA Brevet d’études professionnelles agricoles « orphelin » [2], ainsi que les structures d’accueil du double flux en première du bac professionnel (+79), constituent l’essentiel des nouvelles classes.

13 classes de seconde professionnelle et 9,5 classes de CAPA CAPA Certificat d’Aptitude Professionnelle Agricole

Commission Administrative Paritaire Académique
ont aussi été créées parmi les formations récemment rénovées.

Une création nette de 8 classes de seconde générale et technologique est à remarquer alors que 5 classes de 1ère STAV disparaissent.

Les classes de 4ème et 3ème sont de nouveau amputées de 5 classes. Cette tendance est le fruit d’un dogmatisme politique entretenu chez certaines des autorités académiques (DRAAF/SRFD SRFD Services Régionaux de la Formation et du Développement ) à l’égard des seules classes implantées dans le service public de l’enseignement agricole.

Les BTSA BTSA Brevet de Technicien Supérieur Agricole subissent encore de nouvelles suppressions de classes (- 2,5).

Evolution du public
Tableau récapitulatif des évolutions des structures de l’enseignement agricole public
  • pour l’enseignement privé,

179,1 classes supplémentaires dans le privé à cette rentrée, dont pas moins de 121 pour les seules MFREO, témoignent des politiques partisanes de la majorité et son administration.

Alors que selon la DGER, la réforme de la voie professionnelle appliquée au privé, ne devait pas se traduire par des ouvertures systématiques de classes de 1ère et de terminale professionnelles, là où il n’ y avait que des BEPA « orphelins », nous recensons pas moins de 167 classes nouvelles au niveau IV.

Le Snetap-FSU sera particulièrement attentif à l’analyse des évolutions du privé dès que l’administration aura daigné à la transparence qu’elle nous doit, pour évaluer la part sur ces classes nouvelles qui incombent au double flux de celles qui reviennent à des transformations de BEPA en bac pro 3 ans.

  • Déjà se profilent de sombres perspectives pour 2011

Le budget 2011 pourrait, s’il était voté en l’état de sa préparation, détricoter ce que les 50 emplois rétablis par la loi initiale de finance 2010, avaient permis. En effet, ils ont notamment rendu possible l’accueil du double flux d’élèves dans les classes de première du bac professionnel.

Or, les 145 emplois prévus à la suppression dans le budget 2011 en préparation, s’ils devaient se confirmer, ne permettraient plus à l’EAP de poursuivre cet accueil du double flux dans les classes de terminale ou alors conduiraient à de nombreuses suppressions de classe d’accueil de l’EAP.


[1(deux sections = 1 classe ; 1 EIL = 0,125 et la fermeture d’une classe de BEPA II à deux sections = 1,5)

[2appellation donnée par l’administration pour les filières BEPA n’ayant pas de prolongement vers le bac pro dans l’établissement